Qu’est-ce que la D/s ? par rphdom (11-12-2010)
Je dirais en préambule, que la D/s est un vaste sujet, car chacun et/ou chaque couple a la sienne, dirai-je. En conséquence je ne parlerai ici que de ma vision de cette relation, et Ma Princesse de la sienne pour y faire écho, l'ensemble des deux versions fera la notre, et oui en D/s ce n'est pas comme en mathématique, 1+1=1, sourire.
Il faut donc être deux, une personne "dominante" et une "soumise", j'ai mis ces deux mots entre guillemets parce que le premier pas vers la D/s, c'est que les traits de caractère doivent être réels, pas question de faire semblant, sinon cela ne durera qu'un temps ou ne sera que pour quelques jeux de temps à autres.
Ensuite, une D/s se construit, la soumission n'est pas un dû, de même, la domination n'est pas une obligation, les deux se méritent, bien entendu en gardant chacun ou chacune sa place dans le "jeu", et j'ai bien dit "jeu" c'est ce que je pense, comme je le dis souvent "la D/s est un plaisir et se doit de le rester."
Enfin, contrairement à ce que disent ou pensent certains, la soumission est un acte volontaire, il ne faut donc pas confondre dominant(e) et manipulateur(trice), même si cela se ressemble dans les actes, le but et loin d'être le même. Le premier gère, pousse, provoque, etc. dans l'intérêt de la personne soumise et commun, le second exécute les mêmes pouvoirs uniquement dans son propre intérêt.
Dans les faits, qu'apporte la D/s de plus qu'une relation "vanille" comme l'on dit dans "notre monde". Et bien, puisque c'est mon avis que je donne et qu'il n'engage que moi, je vais être concret.
J'aime guider, pousser petit à petit les limites (sans en dépasser certaines), sentir que ma "complice", "compagne", "soumise", ou tout autre qualificatif, sourire, en l'occurrence Princesse, puisse s'abandonner dans la confiance. L'important c'est qu'elle sache que je ne lui veux, paradoxalement si je puis dire si on s'en réfère à quelques pratiques, que du bien.
Il faut bien évidement à tout moment garder le contrôle et en premier lieu de soi-même. Comment prétendre maîtriser l'autre si l'on ne se l'applique pas d'abord. Il est possible de feindre la colère, la déception, l'empressement, d'être maladroit, ceci afin de déstabiliser, de jeter le trouble dans les certitudes de la personne soumise, à condition de toujours savoir ce que l'on fait.
Je ferais un parallèle avec les clowns, ceux du cirque, sourire, qui jouent sur les mêmes registres, pas exactement dans les mêmes conditions, et plus ils ont l'air gauches, plus ils ont dû le travailler pour que cela est l'air naturel, ils doivent donc maîtriser et ce pour nous faire rire, et donc pour le plaisir.
Etonnant non comme des choses si différentes fonctionnent sur le même principe.
Je vais m'arrêter là pour l'instant, en attendant la vision de Princesse, ainsi que vos commentaires.
Rphdom


Commentaires
site/blog
le 27-05-2011 à 20:00:06
le 16-11-2011 à 21:02:17
En premier lieu, je vous remercie chaleureusement de nous faire partager vos doutes, certitudes et émotions sur ce blog très bien conçu et fort bien écrit.
Vos témoignages et réflexions sont le reflet exact de ce que je m'attendais à trouver sur le net pour répondre à mes propres interrogations.
Marié depuis de nombreuses années, notre couple "vanille", loin de s'étioler, a su trouver dans le bdsm une logique continuité de notre relation.
Nous venons tout juste de "franchir" le cap et, si l'un et l'autre y avons pris un intense plaisir, des questions demeurent.
Ces questions trouveront sans doute des réponses au fil du temps, mais il y en a une qui me taraude tout particulièrement et qui est le propos de ce message.
J'ai eu l'occasion de converser cet après-midi avec Insolence qui me demandait si nous avions une relation D/s complète ou si nous pratiquions plutôt des "jeux".
Je lui ai répondu que nous nous en tenions aux jeux dans l'immédiat, que nous avions des enfants que nous voulions préserver et qu'il était impossible de faire l'impasse sur eux, chose qu'elle a tout à fait semblé concevoir.
J'avoue que sa question m'a insidieusement occupé l'esprit toute la journée et, après avoir "épluché" tout votre blog,et avoir, notamment, lu votre réflexion sur la relation D/s je me permets de vous demander à l'un comme à l'autre, ceci :
- Y a-t-il une réelle différence entre le fait de vivre une relation D/s 24/7 et celui d'octroyer à son couple des moments D/s sachant que même si le côté physique du couple se met en retrait pour des raisons liées aux contraintes du quotidien ,le côté mental de la relation est toujours présent ?
J'entends pas là, que, même si notre vie quotidienne et familiale ne change pas, notre relation duelle et privée elle, a évolué...
- Dans un deuxième temps, pourriez-vous exposer le côté pragmatique de votre relation, celle de chaque jour, car j'imagine que, même si vous restez de manière constante avec votre philosophie privilégiée à l'esprit, le quotidien doit parfois rattraper votre façon de vivre et comment faites-vous alors ?
Bien à vous,
Elora.
le 17-11-2011 à 11:36:38
Donc, merci de poster un commentaire, ils permettent aussi de faire progresser quand ils sont judicieux ce qui est le cas de celui-ci, sourire.
Quand une relation D/s a de bonne base elle a de forte chance d’être savoureuse, apparemment, votre relation est une continuité, une évolution, elle a donc les bases et continue de se construire.
Le fait d’avoir des enfants, a évidemment un impact sur le coté physique, mais est-ce le plus important dans une relation D/s. Personnellement je ne le crois pas, même si j’ai une préférence. Comme vous le dites, le coté mental, donc la cérébralité, est toujours lattant. Ne serait-ce pas ce qui fait la différence, entre une relation vanille est une D/s.
L’important dans une relation D/s ce sont les règles que l’on établies, et ensuite charge à la personne soumise de les respecter et à la dominante de sanctionner les fautes. Cela peut-être fait en différé, et de toutes façons ce n’est pas parce qu’il n’y aurait pas d’enfants, que cela serait grandement différent. Je ne punis pas ma Princesse en plein magasin par exemple, ou alors de façon discrète, il y a beaucoup de façon de faire prendre conscience qu’il y a eu faute, c’est à celui qui domine d’avoir de l’imagination, sourire.
Pour ce qui est de notre quotidien, c’est une bonne idée, mais je ne vais pas y répondre ici, nous y ferons réponse dans un article à part dans les jours qui viennent, car cela mérite d’être effectivement développé.
rphdom
le 18-11-2011 à 17:24:55
J'attends avec impatience de pouvoir lire votre article sur la façon dont vous vivez cette relation au quotidien.
Elora
le 18-04-2012 à 19:10:03
le 21-04-2012 à 20:23:00
je préciserais que la D/s est exigeante des deux cotés Domination ou soumission c'est, d'après moi, ce qui amène la cérébralité.
Quant à notre fonctionnement, il a été publié le 20 novembre 2011 dans la rubrique "ma renaissance"
rphdom