Soumise Insolence

1ère expérience

Depuis le 24 Avril, je vis une soumission que je pensais impossible à vivre 24 heures sur 24 de par ma personnalité, mon caractère, la difficulté d'exprimer mes ressentis, mes impressions. Mon manque de confiance envers les autres et mais surtout en moi. J'essayerai de tenir ce journal régulièrement afin d'y retranscrire mes sentiments, mes émotions, chose totalement impossible actuellement de faire oralement.

 

Le 24 Avril 2005 : rencontre

 

Dans le train Marseille – Paris, tout le long du trajet, je me demandais si je n'étais pas folle de retrouver un homme avec lequel j'avais échangé de longs dialogues sur le net pendant 4 mois, mais je sentais et je savais que je pouvais lui faire confiance. Mais la question était cette relation allait-elle devenir réalité ? Tout était confus en moi, j'avais vécu des séances SM avec un inexpérimenté, non Dom. Je savais que s'il devait se passer quelque chose avec Lui ce ne serait plus les séances SM comme je les avait vécues jusqu'à présent. J'avais la trouille au ventre, de déjà le rencontrer et de savoir si j'allais pouvoir être une soumise à plein temps, mais malgré cette peur qui me 'rongeait' je voulais aller jusqu'au bout de cette rencontre. 

Il m'avait demandé pendant le voyage de mettre une jupe. Je me souviens quand je me suis levée de ma place pour aller chercher ma jupe dans mon sac de voyage, je m'inquiétais des gens de savoir qu'elle serait leur réaction quand  ils me verraient revenir habillée avec cette jupe. De retour des toilettes après m'être changé, j'ai observé discrètement le regard des gens, certains regards m'ont fait sourire intérieurement parce que moi je savais pourquoi je le faisais mais pas eux. Mon inquiétude du départ avait disparu, je ressentais même une certaine fierté d'avoir pu mettre cette jupe sous l'ordre de Patrick alors que je ne savais pas qu'il allait devenir mon Dom. Parce qu'auparavant lorsque je rencontrais un Dom, j'attendais toujours la rencontre pour savoir si celui-ci allait devenir mon Dom pour obéir à un ordre tel qu'il soit. Mais la confiance était déjà établie avec Lui depuis quelques temps.

Arrivée en gare, mon coeur palpitait, mon corps tremblait de partout, je le vois à travers les fenêtres, il était comme je l'avais imaginé et vu en caméra avec peut-être un air plus sévère que je ne l'avais perçu. Je descendais du train, je me sentais cruche avec la jupe, le gros sac de voyage, le chien, ma peur au ventre, mes doutes sur moi, sur lui, la peur de vivre ce que je pouvais vivre avec lui, la soumission, le reste.... Premiers regards, quand il m'a embrassée, j'ai cru que j'allais tombée tellement je tremblais de partout. On récupère la voiture pour partir en direction de « … »,  quelques échanges, bisous, paroles.... Mes doutes sur lui disparaissaient peu à peu, en revanche, les miens étaient toujours très présents. La route m'a semblé longue et courte à la fois, sur l'autoroute il m'a remonté la jupe, les fesses à l'air, j'avais honte et à la fois je trouvais ça excitant, avec le recul, je suis presque sûre que s'il n'y avait pas eu ces échanges de tendresse auparavant, je n'aurais pas pu mettre ma tête sur ses genoux et le laisser explorer mon corps et surtout m'abandonner et prendre beaucoup de plaisir sous ses caresses.  C'est à ce moment que j'ai compris que je pourrais le laisser me guider (chose au départ de pas gagner) et que je pourrais être soumise parce qu'il y avait la confiance, la tendresse.... Resté le problème de l'accepter et de le réaliser...

L'acceptation arrivera plus tard lors d'une soirée à Cris et Chuchotements que je décrirais plus tard dans ce journal.

Arrivée chez lui à « … » après un restaurant chinois (très bon d'ailleurs) là le Dom est devenu l'homme, on a fait l'amour comme un couple classique.

 

 

Le 25 Avril 2005 : Premier bondage

 

Dans l'après-midi, Il me masturbait et à un moment j'ai resserré les jambes, je ne me souviens plus la cause du pourquoi de cette réaction, il m'avait dit : «si tu resserres les jambes , je t'attache» ce n'était pas tombé dans l'oreille d'une sourde (sourire) j'en avais envie, j'ai resserré les  jambes, il m'a bondagé. Plus j'étais attachée et plus j'aimais ça, le fait de ne plus pouvoir bougé, d'être totalement à sa merci m'excitait de plus en plus.  A un moment il m'a mis un bandeau, je pensais que j'allais détester ça, ceci dit la peur du noir était présente (j'ai toujours eu très peur du noir complet et  je l'ai toujours). Tant qu'il me touchait, je sentais son contact, j'adorais ça, sentir ses mains sur moi sans voir, c'était magique. Là ou je commençais à paniquer c'est lorsqu'il n'y avait plus ce contact physique, le sentir bouger autour de moi sans savoir ce qu'il faisait était très agaçant, un sentiment d'abandon même si je savais qu'il était à coté de moi, je ne contrôlais plus rien, mais la peur disparaissait dès qu'il reposait ses  mains sur moi comme si ce geste  me  réconfortait.

Malgré cette hantise du bandeau, j'ai pris beaucoup de plaisirs, le mélange de peur, l'immobilisation totale, le sentiment d'être comme je le disais plus haut à sa merci font que c'était excitant.

 

 

Le 29 Avril 2005 : première soirée chez Cris et Chuchotements

 

Week-end en région parisienne chez un couple d'amis pratiquant aussi le BDSM, le soir on va à Cris et Chuchotements. Je connaissais cet endroit pour y avoir été avec une amie Dome à deux reprises lors de mes passages à Paris, mais les deux fois j'y étais allée sans Dom.

La soirée se déroulait bien, je ne pensais pas qu'Il me dominerait dans ce lieu, même si au fond de moi j'en avais envie, mais le seul hic à surpasser pour moi c'était le public. J'étais assise sur une banquette, quand mon Dom à un moment m'a demandé de venir avec lui dans la pièce ou il y a la croix de Saint André. Je voyais cette amie Dome qui nous suivait, sur le coup je n'ai pas compris ce qui se passait, j'ai compris et su après que celle-ci était là pour monter la garde devant la porte de cette pièce sur la demande mon Dom, de façon à ce que personne ne rentre, et qu'on soit seuls.

Mon Dom me fait mettre la tête face à la croix. Il m'a relevé la robe en me murmurant des mots à l'oreille dont je ne me souviens plus, mais je me souviens que ses mots m'ont rassuré à ce moment là précis, parce que j'avais la trouille au ventre, le coeur qui palpitait. Il a commencé par me fouetter les fesses, le dos avec un martinet, étranges sensations que j'ai ressenti sur toute la séance et celles d'après que je n'avais jamais connu auparavant, le contraste de la douleur et les caresses. Je ne pensais pas  prendre du plaisir sous des coups de martinet, à l'heure actuelle pour moi ça reste encore un mystère que j'essaye d'expliquer par le fait que peut-être auparavant je n'avais jamais été soumise mais juste une joueuse et pour moi le martinet était un objet de 'punition' l'état d'esprit mais je pense surtout que c'est le Dom qui apporte ça, dans sa façon de faire, sa façon d'être. Tout ce que je sais c'est que j'ai senti mon corps vibré et je me suis abandonnée à mon Dom.

Ensuite Il m'a fait retourner pour me fouetter le devant, mêmes sensations que précédemment. J'avais fermé les yeux durant la séance, à un moment, je les ai ouvert et la première personne que j'ai vu devant moi, l'ami chez qui nous passions le week-end, en une fraction de seconde, j'ai cherché du regard mon Dom, même si je savais qu'il était là, j'avais besoin de le voir. Quelle fierté que j'ai ressenti quand mon Dom m'a présenté à cet ami comme ondine mon nom de soumise... et qu'il m'a dit qu'il était très fier de moi... c'était indescriptible... Ensuite il y a eu ce moment de tendresse entre Lui et moi très appréciable après une séance, séance dont je suis sortie complètement vidée. C'est à ce moment là que j'ai  véritablement accepté et réalisé que j'étais une soumise et notamment SA soumise.   

 

 

Le 30 Avril 2005 : deuxième soirée chez Cris et Chuchotements

 

Arrivée à Cris et Chuchotements avec cette même amie Dom et son soumis, c'était une soirée 'vente d'esclave', bonne ambiance comme la veille. Je me doutais qu'Il me dominerait, mais sans penser un seul instant qu'il le ferait avec un public. J'étais assise sur une banquette, il m'a demandé de le suivre, il m'a emmené dans une petite pièce avec un fauteuil, il me fait agenouiller sur le fauteuil face contre le dossier, cambré les reins, me relève la jupe. Il avait une chambrière dans les mains, et commence à me caresser avec le bout, et commence à me fouetter les fesses, le dos, les reins, les coups étaient plus secs qu'avec le martinet, chaque fois que je redressais mon corps sous un coup, il me faisait ou me demandait de me recambrer, il me caressait avec ses mains, sentiments de tendresse, de réconfort...

La séance s'est poursuivie avec un bandeau sur les yeux j'étais dans la même position, il continuait avec la chambrière en mélangeant caresses et coups, ça allait parce qu'il a avait le contact physique même si ce n'était pas ses mains, je sentais la chambrière, donc le contact était là et je le sentais derrière moi. A un moment, je l'ai senti s'éloigner et la panique est arrivée, je l'ai appelé à ce moment là, je me sentis seule dû au fait qu'il n'y avait plus de contact. Alors il s'est rapproché derrière moi, je l'ai senti se rapprocher, ça m'a rassuré (même si je sentais qu'il était toujours dans la pièce, j'avais besoin de ce contact pour me rassurer.

Il m'a mise debout devant le fauteuil, rabaissé la jupe, les yeux toujours bandés et m'a demandé de ne pas bouger. Là je l'ai senti partir, je ne le voyais pas mais je savais qu'il n'était plus dans la pièce. Là j'ai vraiment paniqué, le coeur qui palpitait, le sentiment d'abandon s'est fait ressentir (tout en sachant qu'il ne me laisserait pas toute seule ou du moins sans surveillance). Ces quelques secondes m'ont semblé une éternité, j'ai résisté pour ne pas enlever ce bandeau, parce que je ne voulais pas laisser la panique être plus forte que moi, c'était comme un défi, je voulais être plus forte que ce bandeau, mais hélas la panique a pris le dessus à ma plus grande déception. Il y a eu à ce moment là, quelque chose de bizarre, comme si on a envie de faire quelque chose mais qu'une autre chose de plus forte nous en empêche. Pour le cas du bandeau ce qui s'est passé, c'est que mon mental me disait < non ne l'enlève pas, tu n'as pas le droit, contrôle ta peur> et d'un autre coté, il y avait une 'voix' intérieure qui me poussait à l'enlever, et cette voix a été plus forte que mon mental, j'ai cédé, j'ai enlevé ce bandeau... Je me suis retournée pour voir si je voyais mon Dom il n'était pas là, la première personne que j'ai vu en me retournant ce fut l'amie Dome qui surveillait, et j'ai vu aussi des gens qui regardaient (je reviendrais sur le public), et ensuite j'ai vu mon Dom qui revenait dans la pièce. J'avais honte d'avoir enlevé ce bandeau, mais j'attendais pas moins de sa réaction quand il m'a dit : < tu as tout gâché en enlevant ce bandeau > et m'a fait rhabillé, parce que s'il m'avait réconforté à ce moment là précis, dans mon propre échec (échec n'est pas le mot mais dans mon défi), un sentiment de frustration, cela m'aurait déçu. Pendant le temps que je remettais mon haut j'avais honte de cette faute, et surtout de l'avoir déçu, si j'avais pu me cacher dans un petit trou de souris, je l'aurais fait. Le réconfort est venu après que je me sois rhabillée. Mon Dom m'a prise dans ses bras et m'a dit que c'était pas grave, il y avait eu un loupé mais que c'était normal et qu'il en y aurait d'autres. Sourire

Je reviens sur le public, c'était au début, même avant de commencer ma soumission une de mes limites 'le public' je ne voulais pas m'exhiber devant un public même averti, j'avais peur du regard des autres sur mon corps (je l'ai toujours) mais ça a été grand pas en avant pour moi ce soir là. En fait, j'ai même pas senti le regard des autres sur moi, je ne me concentrais que sur ce que je ressentais, il n'y avait plus que mon Dom et moi...

Une chose qui s'est produite à ma grande surprise, m'assoire à ses pieds, je l'ai fait tout naturellement sans même y réfléchir, spontanément sans qu'il en formule la demande, si on m'avait dit une semaine avant que je serais assise à ses pieds, je ne l'aurais pas cru.

A un moment, il s'est absenté pour je ne sais plus quelles raisons, j'avais pris sa place sur le fauteuil, et lorsqu'il est revenu, je lui ai dit, < aux pieds > j'aime bien le provoquer ou le taquiner juste pour voir s'il réagit, parce que s'il ne réagissait pas je me sentirais laissée, abandonnée, je sentirais un manque d'attention de sa part. J'ai besoin de son autorité pour progresser (doucement mais sûrement) et aussi pour recadrer les choses. J'adore cette facilité que peut avoir Patrick, de savoir percevoir le moment ou il faut qu'il soit Dom et celui ou il faut qu'il soit l'homme. (je l'explique dans la journée du 1er Mai)  

 

 

Le 01 Mai 2005 : séance de bougie annulée

 

Toujours en week-end chez nos amis Parisien, on avait prévu qu'Il ferait une séance de bougie sur moi pour montrer à l'ami comment se déroulait une séance de bougie. C'était vers minuit, je montais dans la chambre pour je ne sais plus quelles raisons. Mon Dom m'a coincée en bas des escaliers et m'a demandé de me changer (vêtements qu'il avait choisi et préparé) pour faire cette séance, je ne sais plus si je lui ai dit non ou si j'ai fait une moue qui montrait que je n'en avais pas envie, j'avais mes 'ragnagnas' depuis le matin, fatiguée, ce n'était pas la grande forme. Je me suis ravisée, parce que je voulais faire cette séance pour faire plaisir, j'ai même insisté pour qu'il puisse montrer à l'ami comment se passait une séance de bougie. Le Dom est devenu l'homme, il a su tout de suite que je voulais faire cette séance pour lui et le couple d'amis, mais qu'au fond de moi ça ne me disait rien. Et là, Il m'a expliqué, que si on faisait quelque chose en BDSM c'était avant tout pour nous pour notre plaisir, et que si je ne me sentais pas bien que je ne devais pas me forcer juste pour faire plaisir. L'homme est redevenu le Dom, lorsqu'il m'a demandé d'aller me coucher alors que j'insistais toujours pour qu'il fasse cette séance, il a reformulé sa demande plus fermement et m'a accompagné jusqu'à la chambre. J'ai eu l'impression qu'il avait lu en moi, cette impression me glaçait le sang mais me réconfortait tellement.   

 

 

Le 13 Mai 2005 : séance BDSM

 

Toujours à « … » chez Lui, c'était notre dernière soirée que l'on passait ensemble avant mon retour sur Marseille le lendemain matin. A un moment mon Dom m'a demandé d'aller me déshabiller dans la chambre, je ne sais pour quelle raison, une chose était certaine c'est que ce n'était pas pour esquiver sa demande, je me souviens lui avoir demandé si je pouvais fumer une cigarette avant de mettre nue, pourquoi cette réaction ? non pas par doute sur lui parce que je lui faisais entièrement confiance ni pour lui désobéir, mais avec le recul, je pense que c'était parce que je ne savais pas ce qu'il allait me faire, une peur intérieure qui vous prend les tripes, que je n'explique pas, la peur de l'inconnu… Cette petite chose qui fait que la crainte est parfois si excitante… Enfin si maintenant que j'y réfléchis, en fait, c'était la gêne de me mettre nue, je n'aime pas mon corps, j'ai encore du mal avec l'exhibition. (mais j'essaye de me soigner) sourire.

Pendant cette cigarette, mon Dom m'a demandé d'aller étaler sur le lit, les instruments (ceux que nous servent pour jouer) qui étaient dans la valise, machinalement j'ai caché les martinets (non pas que je ne les aime pas, mais une envie soudaine de le taquiner).

Après avoir étaler les 'joujoux', je suis revenue dans la salle, et là mon Dom m'a déshabillé, j'étais ravie de ne pas l'avoir eu à faire moi-même (sourire). A un moment il a voulu jouer avec une cravate, j'ai eu une réaction 'violente', mais il a compris le pourquoi aussitôt et n'a pas persisté dans ce jeu (mauvais souvenirs) - sourire. Il m'a mis un bandeau sur les yeux avant de me bondager, de façon à m'attacher les mains dans le dos. Pour en revenir au bandeau, j'ai toujours ce besoin de contact physique quand j'ai les yeux bandés, même si je savais qu'il était dans la pièce. Mon Dom a commencé à me fouetter avec un martinet, le dos, les fesses, les reins, les seins. Les coups étaient plus cinglants que lors des séances de Cris et Chuchotements et contrairement à ce que j'aurais pu penser, j'y ai pris beaucoup de plaisir si ce n'est plus qu'à Cris et Chuchotements, pourtant il ne me semble pas que je sois maso dans le sens propre du terme. D'ou mes 'craintes' ou plutôt mes interrogations à ce sujet, ou est la limite dans la progression de ce type de relation, ou s'arrêter ? (je parle de la progression des coups), même si on a convenu d'un code entre nous, je ne ressentais pas le besoin de le dire, peut-être parce que je supporte mieux les coups que je ne l'aurais cru. C'est comme pour les fessées, mon DOM me fesse plus fort qu'au début et pourtant j'adore ça.

Après la séance dont je suis sortie encore vidée que les précédentes. Je me suis aperçue que j'avais des marques de martinets, j'ai été surprise de ma réaction, parce que j'aurais dû penser tout de suite, si quelqu'un les voyait quelle serait ma réaction et savoir comment j'allais pouvoir leur expliquer ces marques, mais elle est venue après, mais ma première réaction a été d'être fière de celles-ci.

 

 

Le 14 Mai 2005 : retour à Marseille

 

Le jour du départ avait sonné, à 6h30, levée la tête dans le pâté, d'autant plus difficile que c'était pour partir, non pas que je n'étais pas contente de retrouver le soleil et ma vie Marseillaise. Mais je savais qu'en retournant là-bas, Il allait me manquer, que ma vie allait devenir fade et sans saveurs. Enfin, j'essayais de ne pas trop lui montrer ma peine, je ne voulais pas, parce qu'il avait un drame familiale le matin même donc c'était inutile de lui montrer ma peine de le quitter. Arrivés à la gare de « … », on boit un verre enfin lui un café, moi un thé, on échange quelques banalités usuelles. Il a dû me quitter avant que je prenne mon train à cause de ses problèmes personnels, il était temps qu'il parte (non pas que je voulais me débarrasser de lui) mais parce que je commençais à craquer et je ne voulais pas qu'il me voit.

Pour revenir aux marques du martinet, je les avais toujours, juste mal aux fesses quand je m'asseyais, d'ailleurs c'était comique, à chaque fois que je m'asseyais sur le coup je ne faisais pas attention d'y aller doucement (sourire), je me disais 'aux bons souvenirs de mon Dom'… Mais la douleur des fesses ont vite disparues, en revanche les marques du martinet sur le devant commençaient à bleuir mais sans douleur particulière.

 

 

Le 16 Mai 2005 : sans commentaires

 

Deuxième jour depuis mon retour de « … », c'est sans commentaires, comme je l'ai dis plus haut, la vie me semble plate, sans saveurs. Il me manque quelque chose, une personne, des repères. Mais j'ai essayé de m'occuper l'esprit toute la journée, mais je me suis surprise en train de rêvasser sur mon séjour à « …. », des choses nouvelles que j'avais vécu et en y repensant, je me suis posée la question suivante : pourrais-tu vivre une relation 'normale' à présent sans BDSM ? La réponse a été : non, cela me semblerait ennuyeux, plat, fade, etc…

Le 03 Juin 2005 : Mon Maître

Avec mon Dom, on s'est posé la question de savoir comment je l'appellerais pendant les séances. Avant de le rencontrer, je détestais le mot Maître, et je ne comprenais pas les soumises qui appelaient leur Dom Maître, parce que pour moi Maître signifiait un homme qui dominait sans sentiments amoureux que c'était purement SM, et il en était hors de question… Donc jusqu'à présent j'appelais mon Dom Monsieur, puis après réflexion, je me suis posée la question pourquoi l'appelait Monsieur, je dis Monsieur à mon banquier, à mon épicier du coin, c'était trop impersonnel. En sachant qu'Il domine d'autres personnes en séances et que eux l'appellent Monsieur, donc fallait trouver lui trouver une appellation que personne d'autre que moi pouvait avoir. On a décidé que ce serait Maître au lieu de Monsieur. Quand à savoir si je vais réussir à l'appeler comme ça, seul l'avenir le dira, Mais je lui fais confiance pour m'aider à me le faire dire, déjà je l'écris. Sourire.

 

Le 05 Juin 2005 : sentiments de frustration

Mon Dom voulait que j'écrive ce que je ressentais pendant son absence, ce que je voudrais qu'il me fasse quand on se reverrait. Je ne peux que répondre au sujet de l'absence, c'est un très grand sentiment de frustration de ne pas pouvoir être ensemble, se toucher, se caliner, s'aimer, le chatouiller (ça c'est mon coté taquineuse, et un moyen de le tester aussi comme je le disais plus haut). L'homme et le Dom me manquent terriblement, lorsque mon esprit n'est pas occupé ailleurs, mes pensées vont vers lui, à ces moments je décroise les jambes et je me redresse (parce que même loin il ne faut pas perdre les bonnes habitudes). Ce sentiment de dépendance est merveilleux mais me fait peur en même temps, parce que jusqu'à aujourd'hui je n'ai jamais été dépendante d'un homme et encore moins d'un Dom affectivement. Ce qui est nouveau fait peur mais c'est tellement bien de se laisser porter dans quelque chose que l'on ne maîtrise pas complètement. Je reviens sur la deuxième partie, qu'est-ce que je voudrais qu'il me fasse quand on se reverra… sincèrement je ne sais pas quoi répondre à cette question. Tout ce que l'on a fait était parfait sur tout les plans, de plus je suis débutante, donc je lui laisse le soin de gérer, en sachant très bien que s'il fait quelque chose que je n'aime pas, je lui ferais comprendre (comme la cravate – voir plus haut).

Le collier :

Que dire du collier ? celui-ci à plus le sens d'un symbole, parce que j'ai pas besoin du collier pour me rappeler que je suis soumise à mon Dom. Si je dois porter un collier, un jour, notamment le sien ce sera juste par fierté de lui appartenir mais pas pour me rappeler que je suis sa soumise. Contrairement à ce que j'avais vécu avec mon ex, ou j'avais besoin du collier pour rentrer dans la peau du personnage de la fausse soumise que j'étais à l'époque.

 

Le 13 Juin 2005 : fin de ce journal.

Pour des raisons qui lui sont propres, il a décidé de rompre cette relation… Sentiments de vide me rongent le ventre, mais c'est son choix… En tout cas, merci de me m'avoir fait vivre cette première expérience et de m'avoir fait découvrir ce que je suis au fond de moi, choses que je pensais impossible à vivre… Tout simplement merci (larmes).



04/03/2008
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