Soumise Insolence

Appartenance et sa finalité par S... (12-11-2013)

 

Il y a quelques mois, Monsieur rphdom, Soumise Insolence et moi-même avons franchi un cap, après concertations ensembles et chacun de notre coté, dans le but de me faire progresser dans mon cheminement BDSM, nous  sommes devenus plus liés, voulant savoir pleinement ce que représentait la Soumission auprès d’un Dominant, je fus en appartenance D/s en 24/7 sous contrat avec collier.

 

Monsieur devenant ainsi Mon Dominant, Soumise Insolence la Soumise en chef, sourire et moi-même Soumise S.

 

Je passais donc du fantasme à la réalité concrète.

 

J’honorais mes engagements le plus justement possible, sauf que je ne m’attendais pas à ce revirement de situation.

 

Ceci dit le but de notre démarche à tous les trois étant de me faire avancer dans mes choix, de me retrouver en osmose avec ce que je suis réellement.

 

Or plus je devenais Soumise dans les actes, plus cérébralement je redevenais Domina, une véritable torture psychologique, je ne me sentais pas à ma place ni en accord avec mon moi profond, devant lutter la plupart du temps contre ma Domination.

 

Ce parcours là est très difficile à supporter mais il était nécessaire pour la suite des événements.

 

Monsieur me poussait à bout bien souvent, espérant que je craque afin de m’ouvrir plus.

 

Ce soir là après une séance de trop, ne pouvant plus supporter physiquement, cérébralement cette entrave posée sur moi, je cédais completement, je n’avais plus la force de tenir mais je me culpabilisais de ne plus respecter l’engagement que j’avais pris de mon plein gré.

Mes mots dans ma tête tournaient, il fallait  absolument que je lui dise que je ne me sentais  pas l’âme d’une soumise, que cela devait s’arrêter tout de suite, je ne voulais pas agir sous le coup de la colère peser mes actes et mes paroles, bien que ma réaction fut plutôt brutale envers Monsieur rphdom, mon rejet n’était pas envers lui mais surtout envers la soumission, j’étais comme une cocote minute en ébullition.

 

Je ne voulais plus qu’il me touche,  le repoussa violemment, la réaction fut proche de l’implosion, et Monsieur l’a pris de plein fouet.

 

Je serrais les dents pour ne pas craquer, attendre que le calme soit revenu, Monsieur rangea ses cordes tranquillement, je sentais le poids de son regard sur ce qui venait de se passer.

Fidele à moi-même je voulais lutter même si je savais déjà que cela ne servirait à rien.

 

Quelques longues minutes après je lâchais les mots, je ne suis pas Soumise, je suis bien Dominante !

 

La réaction qui suivit fut pour moi une quatrième dimension, Monsieur s’approcha pour me féliciter d’avoir enfin pu sortir ce qui me rongeait, quant à Soumise Insolence toujours aussi touchante m’amena un mouchoir pour essuyer mes larmes de colères, ils me consolèrent tous deux par des gestes affectifs diverses, puis ils ont suggéré d’aller fêter cela avec une coupe de champagne.

 

Je ne peux pas dire que j’étais en joie, juste très fatiguée, épuisée par des mois de luttes, d’émotions, une seule envie, prendre du repos.

 

Je décidais qu’il me faudrait quelques jours pour évacuer mes ressentis, faire le tri, pour me sentir à nouveau libre d’être ce que je suis et ce que je veux redevenir.

 

J’ai gardé mon collier encore quelques jours, ne pouvant pas le retirer sans avoir bien réfléchi, de part mon vécu j’ai un très grand respect pour la soumission, je sais ce que représente un collier, je ne considérais pas ma démarche de vouloir connaître ma part de soumission comme honteuse, je suis plutôt du genre à assumer mes actes ainsi que les conséquences.

 

De source sûre Mon collier sera transformé pour rester dans une de mes étapes sur mon parcours BDSM.

 

 

Domination ou Soumission tel est le choix !!

 

Mes premiers émois en matière de BDSM était dans la Domination D/s tout à fait naturellement, je n’ai jamais eu besoin de consulter les livres, ni même les bibles BDSM pour me sentir guide, protectrice, éducatrice,  en psychologie communicante, voir même rigide, stricte, intransigeante lorsqu’il s’agissait de prendre soin des personnes pour leurs bien êtres et leurs sécurités.

 

J’ai débuté presque par hasard au détour d’une rencontre inattendue, d’une complicité qui ne s’explique pas, elle ouvrit pour moi des portes que je n’aurais pas imaginé vivre à l’époque.

 

Nous avons passé beaucoup de temps ensemble, à nous compléter l’une de l’autre, dans un cheminement qui correspond aujourd’hui dans le langage BDSM à de la D/s.

 

Ce statut si particulier me procurait des sensations de plaisirs,  d’étourdissements, de contrôle extrême que je n’arrivais pas à qualifier à l’époque.

Voulant toujours aller plus loin, plus fort, ne sachant comment mi prendre, je passais mes heures perdues à rêvasser sur la toile à la recherche d’informations complémentaires.

 

Puis est venu le temps des questions, des choix, ainsi que la croisée des chemins, je ne pouvais faire suivre des personnes qui m’entouraient dans un fonctionnement qui était le mien. J’ai dû prendre mon destin en main au détriment peut être de ce qui avait fait ma vie d’avant, sans me retourner, sans regret …

 

Ma première rencontre en ce monde obscur en sensation extrême fut de la part d’un pseudo Dominant , il me poussait dans des questions pour son bien être personnel, ne sachant pas ce que je devais en tirer comme conclusion, au lieu de répondre à mes questions je m’éloignais un peu plus chaque jour de ce que j’étais, ne voulant pas renoncer, j’écoutais vaguement ce qu’il me proposait, tout en me disant que si j’avais été à sa place je n’aurais jamais réagi comme cela ou fait ceci.

 

Il était clair qu’il me voulait en soumise, à sa botte, sans rébellion, je lui répétais souvent que je n’étais pas soumise, que je ne le deviendrais jamais.

 

Après diverses lectures, plus ses conversations voir plaintes, je me suis poser une question :

 

Passer par la soumission ferait-elle de moi une meilleure Domina, serai-je capable de vivre et d’endurer ce que j’aime ou aimerais infliger ?

 

Inconsciemment, j’en étais arrivée à vivre une partie de ma Domination cérébrale pleinement, mais il y avait aussi en moi une part de soumission cérébrale  qui est d’ailleurs en chacun de nous tous, l’important était de savoir si cette part pourrait me combler autant que ma Domination.

 

J’ai donc plongé dans l’univers de la Soumission, avec la curiosité pour en comprendre le sens.

Bizarrement mon épopée dans  la soumission m’a ramenée à l’essentiel.

 

Il m’a fallu des mois, des années pour arriver ou j’en suis, je sais maintenant que ce n’est que le début, il est dit que nous apprenons tous de nos erreurs.

 

J’ai découvert à quoi correspondait, la soumission en BDSM, avec tous les lots de joies, de peines, d’illusions, de désillusions, de force, de doutes, de courage, d’appréhensions, de don de soi, que cela comporte. Non non, je ne fais jamais les choses à moitié.

J’ai aussi appris sur moi-même et les autres, répondu à plusieurs questions sur mon BDSM présent et futur.

 

Oui cette question brulante de savoir si être Soumise ferait de moi une meilleure Domina touche à sa fin.

 

De mon point de vue non, être Soumise ne fera pas de moi une meilleure Dominante car le fonctionnement n’est pas du tout le même tant au niveau cérébral que physique ; l’un s’abandonne l’autre guide à cet abandon, les deux rôles se dissocient pour se compléter mais au fond finalement faisons-nous un choix réel entre la Domination et la Soumission ; ne sommes nous pas des êtres humains en quête d’une sensation forte, il me semble si je ne m’abuse que c’est la base des deux rôles que nous soyons Dominant(es) ou Soumis(es).

 

La question exacte serait plutôt de savoir combien de part de Soumission avons-nous ou de Domination, ce que nous voulons vivre dans ces ressentis, désirs, besoins, envies. Cette  part de soumission ou de domination, comment la mettre en place dans ce genre de relation sans allez trop loin pour garder sa crédibilité et surtout devons nous apprendre à nous connaître avant de franchir le pas dans un BDSM plus fort ?

Savoir qui nous sommes, ce que nous voulons, sans rêver notre vie …n’est elle pas la vraie question  …

 

S…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



12/11/2013
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