Soumise Insolence

Ma vision de la D/s par S.... (03-07-2013)

 

 

 

Introduction :

 

Souvent dans les blogs beaucoup partagent mais ne donnent pas les réponses, à nous de les trouver, de chercher notre voie, je pense que c’est le pygmalion du BDSM,  ceux qui veulent le découvrir  doivent trouver le chemin eux même ce qui dénote déjà d’une grande cérébralité  et motivation, à comprendre les choses, car ça prend du temps avec tout ce que cela comporte en illusions et désillusions pour nous débutants !

 

Dans mon parcours BDSM, j’ai souvent lu sur des blogs, des récits, conversé,  vu de mes propres yeux ce que pouvait représenter une relation de ce genre.

Force est de constater que suivant les intervenants chacun construit sa propre D/s avec son propre BDSM, chose que j’avais du mal à comprendre tellement la « bible BDSM » fait fois de livre de chevet auprès de certaines personnes surtout ceux qui viennent du fin fond d’internet.

 

 

 

Au tout début de mon cheminement je pensais qu’être D/s ou vanille devait se classifier en deux catégories, surement aussi parce que j’ai souvent vécu ce genre de relation éphémère sans avoir les sentiments amoureux, pour moi nous étions donc :

 

Les vanilles d’un cote, les D/s de l’autre. Ne pouvant aucunement se mélanger.

 

Sauf qu’en avançant dans le cheminement il y a des questions qui deviennent plus pertinentes, dont une essentielle qui fait toujours débat sur  les blogs :

 

Comment peut-on se soumettre sans amour ?

 

Tout lui donner de nous sans le retour de ce qui apaise et réconforte au plus haut point, à cette réflexion souvent l’on entend les pseudos dominants répondre :

 

Vis l’instant présent !! (Comme si nous devions mourir demain) prends ce que je te donne, sans broncher sur le fait que ce soir toute ma tendresse et ma douceur ira pour une autre, car auprès de toi avec ce que tu m’offriras je serais apaisé (le concept de la cocufication).

 

Etrange comme discours,  même si je ne juge pas ceux qui construisent leur relation dans ce mode de fonctionnement, et en éprouve pleine satisfaction.

 

Je ne me voyais  pas au fil des jours donner ce que j’ai de plus cher à un type que je ne connais pas en intégralité, mon âme de soumise, et accessoirement le partager avec tout ce qui passe à sa portée, ceci m’a donné les premiers indices pour construire ma vision de la D/s.

J’ai eu longtemps ce sentiment que l’on pouvait construire une relation D/s sans amour donc sans être vanille, rejetant les dominants qui s’intéressaient à autre chose que ma soumission, leur disant que je n’étais pas sur un site de rencontre pour célibataires.

Avec du recul je le regrette un brin (sourire) …

Il faut du temps pour comprendre qui l’on est, ce que l’on cherche  à travers ce monde, une circonstance atténuante donc !!

Aujourd’hui je sais que je ne pourrais jamais donner intégralement ce que je suis à un homme/ dominant sans amour, car je ne suis pas qu’une soumise , je suis aussi une femme , qui a des besoins propres avec une philosophie BDSM donc l’association de la D/s et du vanille, en y repensant c’est ce que j’ai toujours voulu vivre  le mélange des deux , car une relation D/s vanille  se construit tous les jours avec les bons, les mauvais cotés, les joies, les bonheurs, les peines, la communication, la complicité, le respect des deux partenaires, sur le principe de donner et recevoir.

Imaginez que je ne peux avoir qu’une seule chose donne un sentiment de frustration car la cérébralité n’est pas aboutie, sans parler du physique, car vivre entre le 16h et le souper auprès d’un dominant éphémère la continuité se dissipe quelque peu dans les nuages brumeux après le journal du 20 h !! Comment voulez vous libérée une soumise  un jour sur 6 ?

 

 

D/s

 

Apres de nombreuses réflexions sur le sujet, de débats animés et aussi de progression dans mon univers fait de cuir, de chaines, de fouet et d’authenticité, je peux aujourd’hui exprimer à mon tour ce que représente la D/s à titre personnel.

 

 La D/s comporte beaucoup de cérébralité ce qui fait le noyau de la relation vanille/BDSM, perdre le fil donne un sentiment d’échec de ne pas avoir aboutit à ce que l’imaginaire  apporte et convoite.

 

Vivre une relation D/s vanille  en 24/7 permet une évolution progressive du dominant et de la soumise, de l’homme et de la femme dans un parcours fait de jeu SM, de réalités quotidiennes, le dominant/homme  peut ainsi établir une relation de confiance , exercer son art tout en jonglant avec la société ce qui donne des scènes mémorables, il y a aussi bien plus profond encore la psychologie de la soumise/femme qui peut être rassurée car elle a toutes les données réunies pour son épanouissement personnel ce qui va de paire avec celui de son dominant/homme, c’est ainsi qu’elle accède à la libération de son âme. Ils forment une complémentarité à tous les niveaux en accord avec leurs vices cachés !!

 

Il se peut que du fait que j’utilise le mot relation D/s vanille que je me fasse huer par les diseurs de bonne aventure qui envahissent cet univers, sourire, j’en prends le risque !!

Je voulais juste avant de finir ce texte donner mon ressenti sur ce terme que j’ai employé surement que cela fera la différence, ceux qui sont nés BDSM se reconnaitront je pense dans mes propos, pour les autres ça fera un flop !!

Quand nous avons une âme BDSM depuis que nous sommes venus au monde, nous le restons à vie, c’est une évidence pour nous ainsi qu’un besoin , ce qui nous différencie des autres ce sont les dictâtes de la société, nous ne sommes pas différents des Vanilles, juste des personnes à part entière qui allons jusqu’au bout de ce que l’on est, explorant les ressentis, les sensations prenant du recul sur nous même, afin de nous libérer des ces carcans fournis par les codes de ceux qui veulent le pouvoir et se nourrissent des autres afin d’en tirer un profit pour satisfaire leur moi égocentré intérieur !!

La chose la plus évidente pour les gens c’est de donner, paradoxalement c’est ce qu’il y a de plus difficile à faire !!

La D/s est un plaisir et se doit de le rester, une phrase apprise de mes pairs, je rajouterais à partir du moment où elle ne l’est plus c’est de l’endoctrinement  !!

Associer la D/s et le vanille est un aboutissement vers sa personnalité intérieure construite dans ses propres fantasmes ainsi que celui qui les partage, Qu’il soit en simple homme ou en dominant, qu’elle soit en simple femme ou en soumise, ce qui les réunis c’est la même passion pour cet abandon de soi aux travers de pratiques BDSM, exorcisant ce qu’on rejette au plus profond de nous, car utiliser un objet ou revenir à l’état primaire de la sensation de vulnérabilité protégée par les bras d’un homme /dominant qui sait se conduire avec intelligence afin de nous faire voir que ce qui se trouve en nous est un cadeau.

Encore faut-il trouver cette concordance pour les mêmes valeurs !!

 

 

Je le répète ceci n’est que mon point de vue analytique avec mon ressenti  de ce que j’ai pu voir, entendre, apprendre, côtoyer, de mes pairs BDSM tout au long de mon parcours.

 

S….

 

 

 

 

 

 

 

 

 



03/07/2013
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